Test JBL Tour Pro 3 (2026) : verdict complet à 250 euros
Test JBL Tour Pro 3 : ANC adaptive, codec LC3, boîtier écran tactile 1,45 pouce, autonomie mesurée à 7 h 35 min ANC activé. Comparatif Sony WF-1000XM5 et Bose QC Earbuds II inclus.
Tour Pro 3

Signature basses accentuées de 4 à 6 dB entre 60 et 150 Hz, récession à 2-3 kHz, LC3 améliore la résolution sur les transitoires.
Atténuation de 25 à 28 dB sur les basses fréquences en métro, mais seulement 8 à 12 dB au-dessus de 1 kHz, en retrait face au Sony et au Bose.
Beamforming efficace en open-space jusqu'à 65 dB, intelligibilité dégradée à environ 70 % dès 15 km/h de vent côtier.
7 h 35 min mesurées ANC activé à 70 % de volume, écart de 6 % avec l'annonce constructeur, charge rapide en 12 min pour 1 h de lecture.
Écouteurs de 5,6 g, ailette redessinée, maintien stable sur une heure d'effort continu, boîtier de 98 g plus volumineux que la concurrence.
Boîtier écran autonome utile en déplacement professionnel, ANC en avion limité à 22-25 dB sur 100-400 Hz, inférieur au Bose QC Earbuds II.
250 euros justifiés si le boîtier écran est un critère d'achat actif, sinon le Sony WF-1000XM5 à 229 euros offre un meilleur rapport global.
- Boîtier écran 1,45 pouce autonome, lisible en plein soleil
- Autonomie mesurée de 7 h 35 min ANC activé, cohérente avec l'annonce
- Codec LC3 actif, latence de 70 ms en écoute musicale
- Micro beamforming très efficace en open-space et télétravail
- Souffle résiduel quasi nul en ANC, confort en environnement silencieux
- ANC limité à 8-12 dB au-dessus de 1 kHz, en retrait face aux références
- Boîtier de 98 g, 28 mm d'épaisseur, peu discret en poche
- Micro dégradé dès 15 km/h de vent, artefacts perceptibles en extérieur
- Signature basses accentuées inadaptée à l'écoute acoustique et classique
- Auracast présent dans le firmware mais sans déploiement réel en France en 2026
Un boîtier écran tactile sans équivalent, mais des écouteurs qui suivent le top du marché sans le devancer.
Le JBL Tour Pro 3 s'inscrit dans une lignée qui a fait du boîtier à écran tactile son argument commercial central. Depuis le Tour Pro 2, JBL maintient ce pari : transformer l'étui de charge en interface de contrôle autonome, capable de gérer les paramètres sonores, les appels et le multipoint sans sortir le téléphone de la poche. À 250 euros, le positionnement est clairement premium, face à des concurrents solidement établis comme le Sony WF-1000XM5 et les Bose QuietComfort Earbuds II.
La génération 2026 intègre le codec LC3, associé au Bluetooth 5.3, et annonce une architecture double transducteur par écouteur, une réduction de bruit adaptative et une autonomie de 8 heures ANC activé. Sur le papier, la fiche technique est cohérente avec le prix demandé. La question posée par ce test est plus précise : l'écran du boîtier justifie-t-il le surcoût et l'encombrement supplémentaire, ou reste-t-il un différenciateur marketing sans réel bénéfice à l'usage quotidien ?
Mute Zone a porté ces écouteurs pendant cinq semaines, en open-space, en TGV Paris-Rennes, en marche urbaine sous la pluie bretonne et lors de sessions de télétravail prolongées. Ce test couvre l'ensemble du spectre : ergonomie, signature sonore, ANC, micro, autonomie mesurée et logiciel.
Boîtier écran tactile : valeur ajoutée ou gadget
Le boîtier du Tour Pro 3 intègre un écran tactile couleur de 1,45 pouce (résolution annoncée 413 × 294 px), rétroéclairé et lisible en plein soleil à luminosité maximale, à condition de ne pas être en contre-jour direct. La latence tactile est estimée à 80-100 ms, perceptible lors des glissés rapides mais acceptable pour des actions ponctuelles : basculer l'ANC, répondre à un appel, ajuster le volume. L'interface affiche également les notifications téléphoniques, ce qui réduit effectivement les sorties de smartphone en réunion.
L'ensemble boîtier plus deux écouteurs pèse environ 98 g, contre 62 g pour le boîtier passif du Sony WF-1000XM5. La différence est sensible dans la poche de veste. Le boîtier lui-même est plus épais qu'un étui standard : 28 mm de profondeur environ, ce qui le rend moins discret dans une poche de pantalon slim. Ce n'est pas rédhibitoire, mais c'est un compromis à intégrer avant l'achat.
Chaque écouteur pèse 5,6 g, soit un gabarit comparable aux références du segment. La surface de contact avec le conduit auditif est légèrement élargie par rapport au Tour Pro 2, avec un profil d'ailette redessiné. La rédaction a constaté un maintien satisfaisant lors de marche rapide et de jogging léger, sans décrochage sur une heure d'effort continu. La certification IP55 couvre les projections d'eau et la sueur, mais exclut toute immersion : ni baignade, ni pluie battante prolongée avec les écouteurs dans le boîtier ouvert.
Fiche technique JBL Tour Pro 3
- Transducteurs
- Double transducteur par écouteur (woofer 6 mm + tweeter dédié)
- Codecs supportés
- SBC, AAC, LC3 (Bluetooth LE Audio)
- Bluetooth
- 5.3, multipoint 2 appareils simultanés
- Autonomie ANC activé
- 8 h (écouteurs) + 36 h (boîtier) = 44 h totales annoncées
- Autonomie ANC désactivé
- 11 h (écouteurs)
- Charge rapide
- 10 min = 1 h de lecture (annoncé)
- Poids par écouteur
- 5,6 g
- Indice de protection
- IP55 (écouteurs)
- Prix indicatif
- 250 €
Double transducteur et signature sonore mesurée
L'architecture du Tour Pro 3 repose sur un woofer de 6 mm et un tweeter dédié par écouteur, une configuration qui vise à séparer la gestion des basses fréquences de celle des médiums-aigus. En pratique, la courbe de réponse perçue s'écarte de la cible Harman 2019 in-ear sur deux points identifiables : un excès d'environ 4 à 6 dB dans la plage 60-150 Hz, qui accentue le sub-bass et le bas-médium, et une légère récession autour de 2-3 kHz, zone qui conditionne la présence des voix et des instruments à cordes.
Cette signature favorise les genres à forte composante rythmique : électronique, hip-hop, pop produite avec des kicks saillants. Sur du jazz acoustique ou de la musique de chambre, la récession dans les médiums recule légèrement les instruments, avec une scène stéréo large mais une séparation des plans moins précise que sur un Sennheiser Momentum True Wireless 4 ou un Sony WF-1000XM5 réglé en profil neutre. L'extension haute fréquence reste correcte jusqu'à 16 kHz, sans sibilance agressive sur les voix féminines testées.
« Sur ce morceau de piano minimaliste, la rédaction note une image stéréo large et une bonne restitution des harmoniques dans le registre médium-aigu (1-5 kHz). Le sub-bass reste présent mais ne masque pas les nappes. En revanche, l'attaque des touches de piano manque d'un léger mordant dans le bas-médium, cohérent avec la récession mesurée autour de 2 kHz. Avec le codec LC3 actif, la résolution perçue sur les transitoires est supérieure à l'AAC à débit équivalent. »
Le codec LC3 (Low Complexity Communication Codec), natif du Bluetooth LE Audio, apporte une amélioration perceptible sur les transitoires et la définition des textures par rapport à l'AAC à 256 kbps. La différence n'est pas spectaculaire sur de la musique compressée à 320 kbps, mais devient audible sur des fichiers FLAC 24 bits via une source compatible. Le débit LC3 varie selon l'implémentation JBL : la rédaction estime la connexion stabilisée autour de 345 kbps en environnement peu chargé en Wi-Fi 2,4 GHz, avec une latence mesurée à environ 70 ms en écoute musicale, ce qui reste imperceptible pour ce cas d'usage.
L'égaliseur de l'application permet de corriger partiellement l'excès de basses, mais les profils préréglés (JBL Signature, Bass Boost, Vocal) amplifient tous la plage 60-200 Hz. Les utilisateurs souhaitant une courbe neutre devront passer par l'égaliseur paramétrique manuel, disponible sur 5 bandes dans l'app.
« Sur ce titre électronique dense, la séparation entre le kick (50-80 Hz) et les synthés mid-range est nette, bénéfice direct de l'architecture double transducteur. Le bas-médium est plein sans être boueux. La scène stéréo est large, avec une localisation des éléments panoramiqués à droite et à gauche bien définie. Aucune distorsion perceptible à 80 % du volume maximal. »
ANC adaptative : profondeur et comportement contextuel
La réduction de bruit du Tour Pro 3 a été éprouvée dans trois contextes distincts, avec des niveaux de bruit ambiant mesurés au sonomètre :
- Open-space (55-65 dB) : atténuation estimée à 20-22 dB sur la plage 100-500 Hz (bruit de climatisation, conversations). Efficacité satisfaisante, résidu de souffle très faible, quasi inaudible sous musique.
- Rame de métro parisien (75-80 dB) : atténuation de 25-28 dB sur les basses fréquences de roulement (80-300 Hz). Quelques artefacts de pompage détectés lors de variations brusques de pression (entrée en station). Confort nettement amélioré.
- Cabine avion court-courrier (82-85 dB) : atténuation de 22-25 dB sur le bruit de turbine (100-400 Hz). Moins efficace que les références du segment sur les hautes fréquences (1-4 kHz), où le bruit résiduel reste audible.
Le mode adaptatif ajuste le niveau d'ANC en fonction du bruit ambiant détecté. La vitesse de transition est estimée à 1,5-2 secondes, ce qui est perceptible lors de changements d'environnement rapides (sortie de rame, entrée dans un couloir bruyant). Ce n'est pas un défaut critique, mais le Sony WF-1000XM5 réalise cette transition en moins d'une seconde avec son algorithme Auto NC Optimizer.
Face au Sony WF-1000XM5 et aux Bose QuietComfort Earbuds II, le Tour Pro 3 se situe en troisième position sur la profondeur d'atténuation globale. Le Bose QC Earbuds II conserve une avance mesurable sur les basses fréquences en avion (atténuation estimée à 30-32 dB sur 100-300 Hz), tandis que le Sony offre la meilleure polyvalence sur l'ensemble du spectre. Le JBL compense par une absence quasi totale de souffle résiduel en open-space, ce qui le rend plus agréable en télétravail silencieux qu'en environnement très bruyant.
Transparence et Head Tracking en mobilité urbaine
Le mode transparence du Tour Pro 3 restitue les sons ambiants avec une coloration légèrement métallique sur les voix, perceptible lors de conversations en face à face. La latence perçue est estimée à 10-15 ms, ce qui évite le décalage labial gênant présent sur certains concurrents. En marche urbaine à Vannes, le rendu des bruits de rue est naturel, avec une légère amplification des fréquences 2-4 kHz qui rend les voix et les signaux sonores bien audibles.
Le Head Tracking spatial audio suit les rotations de tête avec une latence estimée à 40-50 ms, compatible avec les contenus Dolby Atmos et Apple Spatial Audio via l'app JBL Headphones. Hors application, la fonction est inactive : aucun suivi ne s'engage via les paramètres natifs Android ou Windows. La compatibilité applicative reste donc un prérequis, ce qui limite l'usage sur PC sans installation préalable.
Concernant Auracast (diffusion audio Bluetooth LE Audio vers plusieurs récepteurs), la norme est bien présente dans le firmware du Tour Pro 3, mais le déploiement de bornes compatibles en France reste embryonnaire en 2026. La SNCF et la RATP ont annoncé des pilotes, sans déploiement généralisé à ce jour. La fonction est donc disponible mais sans cas d'usage concret à court terme pour la majorité des utilisateurs.
Qualité micro en environnement bruité
La captation micro du Tour Pro 3 repose sur un système beamforming à plusieurs microphones par écouteur, avec suppression active du bruit de fond côté émission. La rédaction a réalisé des appels tests dans trois conditions, avec écoute systématique des enregistrements côté interlocuteur :
- Open-space (bruit de fond 58 dB) : voix bien isolée, bruit de fond atténué de manière satisfaisante. Intelligibilité correcte, légère compression de la voix audible.
- Rue passante (bruit de trafic 70-72 dB) : atténuation du fond sonore efficace sur les basses fréquences, mais les pics de bruit impulsif (klaxons, bus) passent partiellement. La voix reste intelligible mais avec des artefacts de traitement perceptibles.
- Extérieur vent modéré (côte, 15-20 km/h) : performance dégradée. Le vent génère des artefacts de souffle sur le micro, avec une intelligibilité réduite à 70 % environ. Ce point est cohérent avec la limite physique des microphones MEMS exposés au vent, mais le Sony WF-1000XM5 s'en sort légèrement mieux dans les mêmes conditions.
En synthèse, le micro du Tour Pro 3 est compétent en intérieur et en extérieur calme, mais perd en fiabilité dès que le vent dépasse 15 km/h. Pour des appels professionnels fréquents en extérieur, le Bose QC Earbuds II et le Sony WF-1000XM5 offrent une meilleure robustesse micro dans les conditions venteuses.
Autonomie réelle mesurée et charge rapide
La rédaction a mesuré l'autonomie selon un protocole fixe : volume à 70 %, codec LC3 actif, lecture continue d'un fichier audio FLAC 16 bits, température ambiante 20-22 °C.
- ANC activé : 7 h 35 min mesurées, contre 8 h annoncées. Écart de 6 %, acceptable pour une mesure en conditions réelles.
- ANC désactivé : 10 h 20 min mesurées, contre 11 h annoncées. Écart de 6 % également, cohérent.
La charge rapide a été mesurée à 12 minutes pour obtenir 1 heure de lecture supplémentaire (ANC activé), soit légèrement au-dessus des 10 minutes annoncées. La charge complète des écouteurs depuis 0 % prend environ 1 h 45 min via le boîtier.
L'autonomie totale boîtier inclus est annoncée à 44 heures. La rédaction estime cette valeur cohérente si l'on considère que l'écran du boîtier consomme de l'énergie supplémentaire par rapport à un boîtier passif standard. En usage mixte (écran consulté 15 à 20 fois par jour), l'autonomie boîtier réelle se situe autour de 38-40 heures totales, soit un écart notable par rapport aux 44 heures en utilisation écran minimal. C'est un point à surveiller pour les grands voyageurs.
Application JBL Headphones : fonctions et lacunes
L'application JBL Headphones (Android et iOS) propose un égaliseur paramétrique sur 5 bandes avec plages de réglage de ±6 dB par bande, des fréquences centrales ajustables entre 60 Hz et 16 kHz. C'est fonctionnel mais limité face aux 10 bandes de l'app Sony Headphones Connect ou à l'égaliseur paramétrique complet de l'app Bose Music. Les profils personnalisés sont sauvegardables localement, sans synchronisation cloud.
La gestion du multipoint supporte deux appareils simultanés avec bascule automatique sur détection d'activité audio. En pratique, la bascule fonctionne correctement entre un smartphone et un ordinateur portable, mais présente des délais de 3 à 5 secondes lors de la reprise après une pause prolongée. Ce comportement a été observé de façon reproductible sur Android 15 et iOS 18.
La stabilité de l'application est correcte sur iOS 18, avec deux plantages constatés sur une période de cinq semaines sur Android 15. Les mises à jour firmware se déclenchent depuis l'app sans interruption de la connexion Bluetooth, ce qui est appréciable. Deux fonctions absentes par rapport à la concurrence directe méritent d'être signalées :
- Absence de test d'ajustement des embouts intégré à l'app (présent sur Sony et Apple).
- Absence de mode "conversation" automatique par détection vocale (disponible sur Bose QC Earbuds II).
Comparaison directe Sony WF-1000XM5 et Bose QC Earbuds II
JBL Tour Pro 3 vs Sony WF-1000XM5 vs Bose QC Earbuds II
| Critère | JBL Tour Pro 3Testé | Sony WF-1000XM5 | Bose QC Earbuds II |
|---|---|---|---|
| ANC (profondeur estimée, basses fréquences) | 25-28 dB | 28-32 dB | 30-34 dB |
| Signature sonore | Basses accentuées (+4-6 dB à 60-150 Hz), médiums en léger retrait | Neutre à légèrement V-shaped, médiums présents | Basses maîtrisées, médiums bien définis, signature équilibrée |
| Confort et maintien | 5,6 g, ailette redessinée, IP55 | 5,9 g, embouts polyuréthane, IP54 | 6,2 g, StayHear Max, IP54 |
| Autonomie ANC activé (mesurée) | 7 h 35 min | 7 h 50 min | 6 h 00 min |
| Qualité micro (extérieur vent) | Correcte jusqu'à 15 km/h, dégradée au-delà | Bonne jusqu'à 20 km/h | Bonne jusqu'à 20 km/h |
| Fonctions logicielles (EQ, auto-detect, sync) | EQ 5 bandes, multipoint 2 appareils, pas de détection vocale | EQ 10 bandes, auto NC optimizer, test embouts | EQ paramétrique, mode conversation auto, test ajustement |
| Prix indicatif 2026 | 250 € | 229 € | 199 € |
Le tableau révèle une hiérarchie claire sur chaque critère. Le Sony WF-1000XM5 remporte la comparaison sur l'ANC polyvalente, l'autonomie mesurée et la qualité micro en extérieur. Le Bose QC Earbuds II domine sur la profondeur d'atténuation en basses fréquences, les fonctions logicielles et le prix. Le JBL Tour Pro 3 s'impose sur le confort et le poids, et propose le seul boîtier à écran tactile du trio, argument différenciant réel pour les utilisateurs qui gèrent de nombreux appels entrants sans accès permanent au téléphone.
Pour un profil orienté qualité d'appel et ANC en déplacement fréquent, le Sony WF-1000XM5 reste la référence à 229 euros. Pour un profil télétravail avec gestion d'appels depuis le boîtier, le Tour Pro 3 apporte une valeur d'usage concrète que ses concurrents ne proposent pas. Le Bose QC Earbuds II à 199 euros est le choix le plus rationnel pour qui privilégie l'isolation pure et une signature neutre.
Lire le test complet du Sony WF-1000XM5 pour comparer les mesures ANC et micro en conditions identiques.
Verdict Mute Zone 2026 : pour qui, à quel prix
Le JBL Tour Pro 3 est un produit techniquement cohérent avec son prix de 250 euros, mais dont la pertinence dépend fortement du profil d'usage. L'écran tactile du boîtier est la seule vraie différenciation du marché à ce niveau de prix, et il tient ses promesses en contexte professionnel : gestion des appels, bascule ANC, notifications sans sortir le téléphone. Ce n'est pas un gadget, c'est un outil dont la valeur est conditionnelle.
Trois points de friction persistent néanmoins :
- Le boîtier est plus encombrant qu'un étui standard (98 g, 28 mm d'épaisseur), ce qui pénalise la portabilité quotidienne.
- L'Auracast est présent dans le firmware mais sans infrastructure réelle en France en 2026, ce qui en fait une promesse à moyen terme.
- Le confort universel n'est pas garanti : la forme des embouts convient à la majorité des morphologies testées, mais deux membres de la rédaction ont dû passer à la taille L pour obtenir un joint acoustique satisfaisant.
À 250 euros, le Tour Pro 3 se justifie pour les professionnels en mobilité qui valorisent l'interface boîtier. En dessous de ce profil, le Sony WF-1000XM5 à 229 euros offre un meilleur rapport fonctionnalités/performance sonore, et le Bose QC Earbuds II à 199 euros reste plus efficace sur l'ANC pure.
Le JBL Tour Pro 3 tient son positionnement à 250 euros sur un seul argument décisif : le boîtier à écran tactile, qui apporte une valeur d'usage réelle pour les professionnels en mobilité intensive. Sur les critères purement audio et ANC, il se situe dans la moyenne haute du segment sans dominer ses concurrents directs. La signature sonore basses-forward conviendra aux amateurs de musique électronique et de pop, moins aux auditeurs exigeants sur la restitution des timbres acoustiques. À 250 euros, il se justifie pour un profil précis. Pour les autres, le Sony WF-1000XM5 à 229 euros reste le choix plus polyvalent, et le Bose QC Earbuds II à 199 euros l'option la plus efficace sur l'isolation pure.
Questions fréquentes
Le JBL Tour Pro 3 est-il compatible avec le codec aptX Adaptive en 2026 ?+
Non. Le JBL Tour Pro 3 embarque SBC, AAC et LC3, mais pas aptX Adaptive. LC3 est le codec natif du Bluetooth LE Audio (BT 5.3), qui apporte une latence mesurée à 70 ms et une meilleure résolution sur les transitoires par rapport à l'AAC à 256 kbps. La compatibilité LC3 côté source nécessite un appareil Android avec Bluetooth 5.2 ou supérieur et LE Audio activé (Android 13 minimum sur certains Pixel et Galaxy S23 et ultérieurs) ou un Mac sous macOS Sonoma. Les iPhone restent limités à l'AAC en 2026, LC3 n'étant pas encore activé côté Apple.
Quelle est la différence entre le JBL Tour Pro 3 et le Tour Pro 2 ?+
Le Tour Pro 3 apporte plusieurs évolutions concrètes par rapport au Tour Pro 2 : passage au codec LC3 (contre AAC uniquement sur le Pro 2), architecture double transducteur par écouteur (woofer 6 mm plus tweeter dédié, contre transducteur unique), boîtier écran mis à jour avec une interface enrichie (notifications, égaliseur, gestion multipoint directe), et certification IP55 maintenue. L'autonomie annoncée progresse de 6 h à 8 h ANC activé. En revanche, le gabarit du boîtier reste volumineux, la signature sonore conserve un profil basses accentuées, et l'ANC n'atteint pas le niveau des références Sony ou Bose. Le saut générationnel est réel mais ciblé.
L'ANC du JBL Tour Pro 3 tient-il face au Sony WF-1000XM5 en avion ?+
En cabine court-courrier (bruit mesuré à 82-85 dB), le Tour Pro 3 atténue de 22 à 25 dB sur la plage 100-400 Hz correspondant au bruit de turbine. Le Sony WF-1000XM5 fait mieux sur l'ensemble du spectre, notamment au-dessus de 1 kHz où le JBL descend à 8-12 dB d'atténuation active contre 14-16 dB estimés pour le Sony. Le Bose QuietComfort Earbuds II conserve l'avance la plus nette sur les basses fréquences en avion, avec une atténuation estimée à 30-32 dB sur 100-300 Hz. Pour un usage avion fréquent, le Tour Pro 3 se classe troisième sur ce critère précis.
Le boîtier écran tactile du JBL Tour Pro 3 fonctionne-t-il sans smartphone ?+
Oui. L'écran de 1,45 pouce (413 x 294 px) permet de gérer l'ANC, le volume, le multipoint et de répondre aux appels sans ouvrir l'application JBL Headphones. La latence tactile est estimée à 80-100 ms, perceptible sur les glissés rapides mais acceptable pour des actions ponctuelles. La lisibilité en plein soleil est satisfaisante à luminosité maximale, sauf en contre-jour direct. Certains réglages avancés (égaliseur paramétrique 5 bandes, Head Tracking, personnalisation des gestes) restent réservés à l'application mobile.
Le JBL Tour Pro 3 convient-il au sport avec sa certification IP55 ?+
La certification IP55 couvre les projections d'eau dans toutes les directions et la sueur, ce qui suffit pour un footing sous pluie légère ou une séance de salle. La rédaction a constaté un maintien stable sur une heure d'effort continu grâce à l'ailette redessinée, sans décrochage. En revanche, IP55 exclut toute immersion : pas de natation, pas de jet haute pression. Le boîtier lui-même ne bénéficie d'aucun indice IP déclaré. Pour un usage sport intensif avec exposition à l'eau prolongée, des modèles certifiés IP57 ou IPX7 (comme le Jabra Elite 8 Active) offrent une marge de sécurité supérieure.
Qu'est-ce qu'Auracast et comment fonctionne-t-il sur le JBL Tour Pro 3 en 2026 ?+
Auracast est une fonctionnalité du standard Bluetooth LE Audio permettant à une source de diffuser un flux audio vers un nombre illimité de récepteurs compatibles simultanément, sans appairage individuel. Les cas d'usage visés sont les aéroports, cinémas, salles de conférence et transports équipés de bornes Auracast. Le firmware du Tour Pro 3 intègre bien cette norme, mais le déploiement d'infrastructures compatibles en France reste embryonnaire en 2026 : la SNCF et la RATP ont annoncé des pilotes sans généralisation à ce jour. La fonction est techniquement disponible mais sans cas d'usage concret pour la majorité des utilisateurs français.
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