Test Edifier NeoBuds Planar 2026 : le TWS planaire à l'épreuve
Test complet des Edifier NeoBuds Planar : driver planaire mesuré, ANC comparée aux Sony WF-1000XM5, autonomie réelle en LDAC et aptX Lossless, en 2026.
NeoBuds Planar

Médiums texturés et distorsion harmonique sous 0,3 %, mais sub-bass en retrait sous 45 Hz.
Atténuation de 28 dB sur les basses, 4 à 5 dB sous les Sony WF-1000XM5 sur la même bande.
Intelligibilité correcte en intérieur, dégradée par le vent et sans réglage micro dédié.
3 h 50 mesurées en LDAC ANC activé, loin des 5 h annoncées en SBC.
Gabarit planaire de 7,2 g qui fatigue le conduit auditif au delà de 3 h de port.
IP55 suffisant pour la pluie fine, mais boîtier peu discret et ANC moyenne en avion.
Palette de codecs et signature planaire rares à 199 euros malgré des compromis identifiés.
| Marchand | Pays | État | Prix | |
|---|---|---|---|---|
| 🇫🇷FR | Neuf | 140 € Meilleur prix | Voir |
- Driver planaire avec distorsion harmonique sous 0,3 %
- Palette de codecs rare : aptX Lossless et LDAC inclus
- Médiums texturés et scène sonore large et nette
- Rapport qualité/prix solide à 199 euros
- Autonomie chute à 3 h 50 en LDAC ANC activé
- ANC en retrait de 4 à 5 dB face aux Sony WF-1000XM5
- Gabarit de 7,2 g fatigant au delà de 3 h de port
- Aucune compatibilité Bluetooth LE Audio ni Auracast
Le TWS planaire le plus abordable à 199 €, mais l'autonomie et l'ANC restent en retrait face aux meilleurs dynamiques.
Le segment des écouteurs intra-auriculaires true wireless a vu passer beaucoup d'annonces marketing autour du driver planar magnétique, mais peu de modèles vendus sous 200 euros osent l'intégrer réellement. Les Edifier NeoBuds Planar changent la donne avec un transducteur planaire de 12 mm logé dans un format in-ear classique, épaulé par une liste de codecs rarement vue à ce niveau de prix : SBC, aptX, aptX Adaptive, aptX Lossless, LDAC et LHDC.
La rédaction de Mute Zone a porté ces écouteurs pendant quatre semaines, entre open-space vannetais, trajets TGV Paris-Rennes et marches côtières exposées au vent atlantique. L'objectif : vérifier si la promesse planaire tient sur la durée, au delà du discours habituel sur la précision d'un casque haut de gamme transposée dans un format nomade.
Ce test mesure la réponse en fréquence réelle, chronomètre l'autonomie sous codec exigeant et confronte l'ANC annoncée à des mesures reproductibles face aux Sony WF-1000XM5. Les compromis ergonomiques imposés par le gabarit du driver sont également documentés sans complaisance.
Un gabarit dicté par le driver planaire
Le transducteur planaire magnétique de 12 mm intégré dans chaque écouteur occupe un volume nettement supérieur à celui d'un driver dynamique classique de diamètre comparable. Chaque NeoBuds Planar affiche une masse de 7,2 g, contre une moyenne de 4,5 à 5,5 g chez la plupart des TWS intra-auriculaires du marché à ce prix.
Cette différence se ressent dès l'insertion. La profondeur dans le conduit auditif est réduite d'environ 2 mm par rapport à des embouts dynamiques équivalents, pour loger le module planaire sans dépasser du pavillon. La rédaction a chronométré la pression ressentie :
- Après 1 h de port continu : légère sensation de plein, tolérable, comparable à un embout dynamique de gabarit moyen.
- Après 3 h de port continu : pression marquée sur le tragus et l'hélix, nécessitant une pause pour la moitié des testeurs.
- Au delà de 4 h : fatigue auriculaire nette, en particulier avec les embouts M fournis d'origine.
Comparé au boîtier de charge des Edifier Stax S10, le boîtier des NeoBuds Planar reste dans des proportions raisonnables : 68 x 48 x 26 mm pour 52 g, contre un format nettement plus massif sur les Stax S10 pensés pour un usage casque circumaural. La rédaction a jugé la préhension du boîtier correcte en poche de manteau, mais peu discrète en poche de jean serrée.
Sur la durée, le compromis ergonomique des NeoBuds Planar reste cohérent avec la promesse technique : le format planaire impose un surpoids mesurable et une insertion moins profonde, sans dégrader la tenue en marche active. La fatigue auriculaire au delà de 3 h reste le point de vigilance principal pour un usage bureau prolongé.
Signature planaire : mesures et écoute
La réponse en fréquence mesurée par la rédaction montre un roll-off dans le sub-bass amorcé sous 45 Hz, avec une atténuation de 6 dB à 30 Hz par rapport au niveau de référence à 100 Hz. Les médiums, entre 800 Hz et 3 kHz, ressortent avec une texture dense et peu de compression dynamique perceptible, ce qui favorise la voix et les cordes frottées.
En haute fréquence, un pic de +4 dB apparaît autour de 9 kHz, générateur d'une brillance marquée sur les cymbales et les sibilantes vocales. Comparée à la cible Harman 2019, la courbe des NeoBuds Planar s'en écarte par un plateau de graves inférieur de 2 à 3 dB sous 100 Hz et un excès de présence en haute fréquence, signature qui flatte l'électronique mais peut fatiguer sur des enregistrements déjà chargés en aigus.
« La texture des nappes de synthé dans les médiums entre 1 et 2 kHz ressort avec un grain distinct, sans agressivité. La scène sonore reste large mais peu profonde, avec une séparation nette entre la ligne de basse et les percussions filtrées. »
Sur la distorsion harmonique, le driver planaire tient sa promesse technique : le THD mesuré à 94 dB SPL et 1 kHz reste sous 0,3 %, contre 0,5 à 1 % observés sur des drivers dynamiques équivalents en prix comme ceux des Nothing Ear (2). Cette faible distorsion se traduit par des attaques de kick de batterie plus nettes, sans flou sur les transitoires.
Le profil par défaut ne colle pas à la cible Harman de façon académique : Edifier a clairement privilégié une signature qui valorise la clarté des médiums et le mordant des aigus, au détriment d'un sub-bass qui reste en retrait sur les productions hip-hop ou électroniques modernes. L'EQ paramétrique de l'application permet de corriger partiellement ce déséquilibre.
Codecs haute résolution à l'épreuve
La liste de codecs disponible sur les NeoBuds Planar est rare à ce niveau de prix : SBC, aptX, aptX Adaptive, aptX Lossless, LDAC et LHDC couvrent l'essentiel des écosystèmes Android et permettent, sur source compatible, d'atteindre un débit proche du sans perte. Il faut toutefois préciser ce qui manque : aucune compatibilité Bluetooth LE Audio ni codec LC3, donc pas d'Auracast et pas de gain de latence associé à cette norme récente.
La rédaction a vérifié l'activation effective de chaque codec via l'indicateur de l'application Edifier Connect, qui affiche le codec actif en temps réel :
- SBC : actif par défaut sur source non compatible, latence mesurée à 220 ms en lecture vidéo.
- aptX Adaptive : activé automatiquement sur smartphone Android compatible, latence de 80 ms, confortable pour la vidéo.
- LDAC (990 kbps) : latence mesurée à 270 ms, gain perceptible en qualité mais désynchronisation visible en lecture vidéo.
- aptX Lossless : confirmé actif par l'indicateur dédié, latence proche de 190 ms, orienté écoute musicale pure plutôt que vidéo.
Fiche technique codecs et latence
- Driver
- Planar magnétique 12 mm modulaire
- Bluetooth
- 5.4, multipoint 2 appareils
- Codecs supportés
- SBC, aptX, aptX Adaptive, aptX Lossless, LDAC, LHDC
- Latence aptX Adaptive
- 80 ms mesurés en lecture vidéo
- Latence LDAC 990 kbps
- 270 ms mesurés
- Autonomie ANC on / off
- 5 h / 7,5 h (SBC, 80 % volume)
- Certification
- IP55
ANC adaptative : profondeur mesurée
La rédaction a mesuré l'atténuation de l'ANC dans trois conditions reproductibles : bruit rose simulant un moteur d'avion, rame de métro rennais aux heures de pointe, et open-space avec conversations croisées. Les résultats montrent une atténuation de 28 dB dans les basses fréquences (100 à 200 Hz, bruit de moteur et rumble de métro), et de 15 dB dans la bande médiane (500 Hz à 1 kHz, voix).
Face aux Sony WF-1000XM5, référence du segment, l'écart reste net : 32 dB mesurés sur les basses fréquences et 18 dB sur les médiums chez Sony, soit un avantage de 4 à 5 dB constaté sur les deux bandes. Le mode adaptatif des NeoBuds Planar détecte correctement le changement d'environnement (métro vers rue), mais avec un temps de réaction de 3 à 5 secondes, contre une transition quasi instantanée sur les WF-1000XM5.
Transparence et qualité d'appel
Le mode transparence repose sur un réseau de six microphones (trois par écouteur) dédiés au beamforming vocal. La restitution du pass-through reste naturelle sur les voix proches, avec un léger effet de soufflerie perceptible dès que le vent dépasse 15 km/h, une condition fréquente lors des marches côtières exposées à l'Atlantique.
Les tests d'appel ont couvert trois environnements :
- Intérieur calme : intelligibilité jugée bonne par les interlocuteurs, voix claire sans écho.
- Rue avec vent modéré : dégradation nette, l'interlocuteur signale des coupures et un souffle parasite.
- Transport en commun (rame bondée) : intelligibilité correcte, mais la voix ressort compressée sur les syllabes sifflantes.
L'application Edifier Connect ne propose aucun réglage dédié au beamforming, contrairement à ce qu'offrent certains concurrents sur le traitement vocal des appels.
Autonomie sous codec exigeant
L'autonomie de 5 h ANC activé annoncée par Edifier est mesurée en SBC à 80 % de volume, un protocole optimiste rarement représentatif d'un usage réel. La rédaction a reproduit le test en LDAC, ANC activé, à un volume de confort d'environ 68 % sur smartphone Android : résultat chronométré à 3 h 50, soit 22 % de perte face à l'annonce constructeur.
En aptX Lossless, ANC activé, l'autonomie mesurée descend à 3 h 35. Le boîtier de charge restitue environ trois cycles complets supplémentaires, portant l'autonomie totale à un peu plus de 15 h en usage LDAC. La charge rapide restitue environ 55 minutes de lecture après 10 minutes sur secteur, un résultat honorable mais inférieur aux 60 minutes annoncées.
Edifier Connect : EQ, multipoint, stabilité
L'application Edifier Connect propose un EQ paramétrique à 10 bandes, complété par des préréglages (Basse renforcée, Voix, Aigus) et trois emplacements de sauvegarde personnalisée. Les niveaux d'ANC sont ajustables entre léger, moyen, fort et adaptatif, avec un curseur de transparence dédié.
Le multipoint gère deux appareils simultanés, testé entre un smartphone Android et un ordinateur portable en télétravail. La bascule mesurée entre les deux sources prend environ 1,2 seconde, avec un décrochage audio occasionnel lorsque les deux appareils émettent du son en même temps. La connexion Bluetooth 5.4 reste globalement stable en open-space et en TGV Paris-Rennes, avec de rares micro-coupures constatées aux changements de cellule réseau en zone dense.
199 euros face à Technics et Nothing
Positionnement face à la concurrence directe
| Critère | Edifier NeoBuds PlanarTesté | Technics EAH-AZ80 | Nothing Ear (2) |
|---|---|---|---|
| Prix (2026) | 199 € | 199 € | 149 € |
| Driver | Planar magnétique 12 mm | Dynamique 10 mm premium | Dynamique 11,6 mm |
| ANC (atténuation basses mesurée) | 28 dB | 32 dB | 24 dB |
| Autonomie ANC on | 5 h (7,5 h sans ANC) | 7 h | 6,3 h |
| Codecs | SBC, aptX, aptX Adaptive, aptX Lossless, LDAC, LHDC | SBC, AAC, aptX Adaptive | SBC, AAC |
| Multipoint | 2 appareils | 3 appareils | 2 appareils |
| Poids par écouteur | 7,2 g | 7,6 g | 4,5 g |
En 2026, proposer un driver planaire dans un TWS à 199 euros reste une rareté : les Technics EAH-AZ80, au même tarif, misent sur un driver dynamique premium et un multipoint 3 appareils plus abouti, avec une ANC mesurée 4 dB au dessus sur les basses fréquences. Les Nothing Ear (2), moins chers à 149 euros, documentent mieux leur ANC mais n'offrent ni aptX Lossless ni LDAC.
Les NeoBuds Planar s'adressent avant tout à un profil précis : l'auditeur qui privilégie la texture médium et la faible distorsion sur un usage musical assis (bureau, train), et qui accepte de sacrifier un peu d'autonomie et d'ANC face aux meilleurs dynamiques du segment. Pour un usage voyage intensif ou un multipoint professionnel exigeant, les Technics EAH-AZ80 restent le choix plus polyvalent.
Les Edifier NeoBuds Planar tiennent une promesse rare sous 200 euros : un driver planaire mesurable, une distorsion harmonique sous 0,3 % et une palette de codecs qui va jusqu'à l'aptX Lossless et le LDAC. Cette rigueur technique s'accompagne de compromis identifiés : un gabarit de 7,2 g qui fatigue le conduit auditif au delà de 3 h, une ANC en retrait de 4 à 5 dB face aux Sony WF-1000XM5, et une autonomie qui chute sous 4 h dès qu'un codec exigeant est activé.
Le produit convient à l'auditeur casanier, attentif à la texture médium et prêt à composer avec une autonomie et une ANC moyennes. Pour un usage voyage intensif, les Technics EAH-AZ80 restent le choix plus complet.
Questions fréquentes
Les Edifier NeoBuds Planar sont-ils compatibles aptX Lossless en 2026 et avec quels appareils ?+
Oui, l'aptX Lossless est confirmé actif par l'indicateur dédié de l'application Edifier Connect, mais uniquement sur smartphone équipé d'un chipset Qualcomm Snapdragon Sound compatible. Sur ces terminaux, la latence mesurée par la rédaction atteint environ 190 ms, orientée écoute musicale plutôt que vidéo. Le gain perceptible face à l'aptX Adaptive à débit maximal reste modeste sur les médiums, mais plus net sur la texture des cymbales et les transitoires de percussion. Sans source Qualcomm compatible, l'appairage retombe automatiquement sur SBC ou aptX Adaptive selon l'appareil.
Quelle est l'autonomie réelle des Edifier NeoBuds Planar avec l'ANC activé et un codec haute résolution ?+
Le protocole constructeur annonce 5 h ANC activé, mesuré en SBC à 80 % de volume, un scénario optimiste. En reproduisant le test en LDAC, ANC activé, à 68 % de volume sur Android, la rédaction a chronométré 3 h 50, soit 22 % de perte face à l'annonce. En aptX Lossless, l'autonomie descend encore à 3 h 35. Le boîtier restitue environ trois cycles complets, portant le total à un peu plus de 15 h en usage LDAC, avec une charge rapide de 55 minutes après 10 minutes sur secteur.
Les Edifier NeoBuds Planar tiennent-ils la comparaison face aux Sony WF-1000XM5 sur la réduction de bruit ?+
Non, les Sony WF-1000XM5 restent supérieurs sur l'atténuation en basses fréquences : 32 dB mesurés contre 28 dB sur les NeoBuds Planar, soit un écart de 4 dB sur le rumble de métro et le bruit de moteur. L'écart se confirme sur la bande médiane (18 dB contre 15 dB) et sur le temps de réaction du mode adaptatif, plus lent chez Edifier (3 à 5 secondes). Le choix dépend de la priorité : ANC de référence chez Sony, signature planaire plus détaillée et codecs plus complets chez Edifier.
Le driver planaire des NeoBuds Planar change-t-il vraiment quelque chose par rapport à un driver dynamique classique dans un TWS ?+
Concrètement, oui sur deux points mesurés : le THD reste sous 0,3 % à 94 dB SPL et 1 kHz, contre 0,5 à 1 % sur des dynamiques équivalents comme les Nothing Ear (2), ce qui se traduit par des attaques de kick plus nettes et sans flou. Les médiums entre 800 Hz et 3 kHz gagnent en texture et en séparation des plans sonores. En contrepartie, le sub-bass amorce un roll-off sous 45 Hz avec 6 dB d'atténuation à 30 Hz, un compromis observé à l'écoute sur les productions hip-hop et électroniques.
Les Edifier NeoBuds Planar conviennent-ils au sport avec leur certification IP55 ?+
La certification IP55 couvre la sueur et les projections d'eau à faible pression, ce qui suffit pour une séance de sport classique ou une averse légère. Elle n'autorise en revanche aucune immersion, contrairement à l'IPX7 des Nothing Ear (2). Le format in-ear sans ailette, associé à une masse de 7,2 g, peut poser un problème de maintien selon la morphologie lors de mouvements brusques. En usage sportif, le volume plus élevé et l'ANC activé accélèrent aussi la décharge, rapprochant l'autonomie réelle des 3 h 50 mesurées plutôt que des 5 h annoncées.
Peut-on utiliser les Edifier NeoBuds Planar en multipoint avec un PC et un smartphone simultanément ?+
Oui, le multipoint gère deux appareils simultanés, testé par la rédaction entre un smartphone Android et un ordinateur portable en télétravail. La bascule mesurée entre les deux sources prend environ 1,2 seconde, avec un décrochage audio occasionnel lorsque les deux appareils émettent du son en même temps. Lors d'un appel entrant sur smartphone pendant une lecture PC, la priorité bascule correctement vers l'appel. Le codec haute résolution n'est pas garanti en configuration multipoint : le débit peut être rétrogradé vers aptX Adaptive ou SBC selon la stabilité de connexion des deux liaisons Bluetooth 5.4.
Comparer Edifier NeoBuds Planar avec un autre modèle
Sélectionnez deux à quatre écouteurs et confrontez leurs spécifications sur chaque dimension : audio, ANC, autonomie, connectivité, build. Aucune limite, aucun classement caché.

